Notre premier bivouac dans les Hautes-Fagnes

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Après avoir arpenté une grande partie des sentiers de randonnées belges, bivouaquer apparaissait comme étant la suite logique de nos aventures. Et je ne vais pas te mentir, cela faisait un long moment que je voulais partir bivouaquer avec mes deux loustics. Mais je n’ai jamais réussi à franchir le cap jusqu’à récemment. Pourquoi ? Tout simplement car je ne m’étais pas donné le temps de le faire plus tôt mais aussi, et surtout, car j’appréhendais fortement de passer ce moment avec mes chiens. Enfin, surtout avec Louna, car malgré les apparences qu’elle peut dégager sur nos différents RS, c’est une chienne anxieuse depuis toujours qui n’aime pas trop de rester enfermée durant la nuit (elle a la bougeotte) et qui peut vite stresser à l’écoute de certains types de bruits connus ou méconnus. Du coup, je savais pertinemment que cette expérience allait être une véritable épreuve, tant pour elle que pour moi. Mais avec beaucoup de patience, de persévérance et de travail (dont je te parle ici), nous nous sommes préparés à vivre cette expérience plus fort que jamais. Il est à noter que pour ce premier bivouac, j’ai volontairement laissé Django avec madame. La prochaine fois, ça sera son tour ! 

Une randonnée dans le Hertogenwald

D’ordinaire, j’aime tout planifier de A à Z, mais ne sachant pas à 100% comment ça allait se passer avec Louna une fois le campement établi, j’ai préféré jouer la carte de la sécurité en optant pour un itinéraire tout droit sorti du blog de Maxime de chez Trekking et Voyages (https://www.trekkingetvoyage.com/). Après un long moment de réflexion, sa micro aventure était faite pour nous : 6h de marche avant d’arriver à l’aire de bivouac et seulement une poignée de minutes pour retourner du campement à la voiture. Parfait, en cas de pépin quelconque, pour notre premier bivouac. Mais d’abord, place à la randonnée !

Fiche technique

Un départ en fanfare

La randonnée, au départ du parking de Drossart, permet de parcourir l’Hertogenwald, une des forêts les plus étendues de l’Ardenne belge et la plus grande forêt domaniale de Belgique. Elle est située au nord du massif des Hautes-Fagnes dans la province de Liège. Nous connaissons bien la région, que nous affectionnons énormément, mais nous ne connaissons pas du tout l’itinéraire concocté par Maxime. C’est donc avec une grande excitation que nous entamons notre marche de 6h, sac à dos de 13kg pour l’un, harnais de marche pour l’autre.

Nous empruntons un chemin asphalté, le premier d’une longue série, qui nous emmène tout droit vers le lac de la Gileppe. Les paysages sont magnifiques, nous traversons cette belle forêt domaniale en étant attentifs aux moindres bruits qui nous entourent. Après une heure de marche, nous arrivons à l’aire de bivouac de la Gileppe. Les sensations sont très bonnes, même si le sac à dos me paraît assez lourd (je savais que je ne devais pas embarquer ce pack de bières). Nous décidons de faire notre première pause à cet endroit. Nous en profitons pour casser la croûte, croquettes pour l’un et noix de cajou pour l’autre. J’en profite également pour essayer ma toute nouvelle paille filtrante dans le cours d’eau qui longe l’aire de bivouac. Une merveille !

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Une fois rassasiés, nous empruntons le chemin qui nous permet de longer le lac de la Gileppe par son côté Est. A notre grande surprise, nous constatons que le lac est bien asséché ; ce qui est finalement normal pour la saison. Nous décidons donc de descendre en contrebas, et de continuer notre itinéraire par un ancien chemin normalement sous eau. Le spectacle est simplement grandiose !

Malheureusement, chaque spectacle, aussi beau soit-il, a une fin. Nous quittons peu à peu cette magnifique partie de la randonnée et nous empruntons l’un des chemins qui constituent une partie de la promenade intitulée « la Montagne du Dragon ». Avec un nom pareil, ça donne envie de s’y perdre. Mais ce sera pour une prochaine fois !

On change d'ambiance, direction la vallée de la Soor

Nous avançons à un bon rythme à travers différents chemins asphaltés. D’ailleurs, nous en sommes à plus de la moitié de la randonnée. Mais le poids du sac à dos commence à se faire ressentir sur les épaules. Pas le temps de se plaindre, nous traversons la N68 pour arriver dans la vallée de la Soor. Changement d’atmosphère ! La vallée de la Soor est une zone plus dégagée. Nous en profitons pour faire une pause d’une demi-heure avant d’entreprendre les derniers kilomètres de notre randonnée.

Ses derniers kilomètres sont durs, en tout cas pour moi car Louna éprouve aucune difficulté à marcher aussi longtemps. Il faut dire que madame marche chaque jour en moyenne 15 kilomètres, cette randonnée n’est qu’une formalité pour elle J De mon côté, le sac à dos devient difficile à porter et mes jambes deviennent lourdes. Heureusement que Louna est là pour me motiver et m’inciter à me dépasser. Une vraie coéquipière !

Le dernier sentier le long de la rivière de la Soor est plaisant à parcourir et nous amènera tranquillement jusqu’à l’aire de bivouac. On l’aura donc fait !

Notre premier bivouac à l'aire de la Bergerie

Durant la dernière heure de marche, nous espérions secrètement qu’il n’y ait personne d’autre avec qui nous devrions cohabiter. Non pas que nous soyons antisociables, mais pour une première expérience nous voulions vraiment être « seuls face à la nature » et de ressentir cette atmosphère si particulière.

Après nos 6 heures de marche, nous sommes contents d’arriver à l’aire de la Bergerie. Et nous le sommes d’autant plus qu’il n’y a absolument personne L’aire est totalement nôtre pour la soirée et pour la nuit, ça promet une expérience inoubliable. Mais toujours en respectant certaines règles car oui, en bivouac, il y a des règles non négociables qu’il faut impérativement respecter. Nous en parlons justement ici

Le maître mot : pro-fi-ter !

Après avoir monté sans peine notre tente, nous profitons pleinement de la nature et nous nous imprégnons du calme et de la sérénité qui y règne. Louna est aux anges et moi aussi. Cette aventure aura indéniablement resserré nos liens, notre complicité.

Mais le crépuscule ne se laisse pas attendre, il est temps pour nous de manger ! Au programme, pilons de poulet pour Louna et blanc de poulet, poivrons, courgettes et curcuma pour moi. Malheureusement, quelques instants plus tard, la pluie décide de s’incruster à notre petite fête. Nous rentrons donc dans la tente et nous n’en sortirons plus jusqu’au lendemain matin.

Une nuit parfaite mais un réveil difficile

A mon grand étonnement, la nuit a été plus facile que je ne l’imaginais. Louna s’est couchée à mes côtés et à ronflé jusqu’au lever du soleil. Elle n’a pas entendu, contrairement à moi, la grosse bestiole qui est venue renifler notre tente à 2 heures du matin 😀

Par contre, le réveil est assez difficile. Nous ne voulons pas quitter cet endroit. C’est un sentiment particulier mais nous nous sentons bien ici, à notre place.

Pas le temps de s’attarder, nous remballons tout notre matériel, nous nettoyons notre zone et nous repartons faire une petite randonnée de 7,4 kilomètres avant de retourner à la voiture. La randonnée est matinale, ce qui nous a permis de croiser quelques cervidés. Nous arpentons successivement Hasebusch, la fagne de la Robinette et le fossé d’Eupen qui signe la fin de notre micro-aventure.

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